Inflation, crise économique, dérèglement climatique, autant de sujets qui préoccupent les Français qui sont de plus en plus en proie à des problèmes de santé mentale. Pour les contrer, il n'y aurait pas de meilleur remède que le sport. Pratiquer une activité physique régulière pour garder une bonne santé physique, mais aussi mentale ? Depuis plusieurs années, la santé mentale des Français et des Françaises se dégrade. Entre l'inflation, la crise économique et le dérèglement climatique, il est facile de développer davantage de stress, d'éco-anxiété et de souffrir de dépression, ce qui a également un impact sur le sommeil de certains et certaines d'entre nous. En 2019, une étude de l'Organisation mondiale de la santé rapportait qu'une personne sur huit dans le monde présente au moins un trouble mental (soit 970 millions de personnes), les troubles anxieux et dépressifs étant les plus courants. Et pour y remédier, exit les traitements médicaux : le plus efficace serait le sport. Selon une récente étude, publiée dans le British Journal of Sports Medicine (BJSM), des chercheurs et chercheuses de l’université d’Australie-Méridionale ont fait le lien entre les troubles mentaux et la pratique d'une activité physique en se fondant sur 97 examens, 1 039 essais et plus de 128 000 participants et participantes. Yoga, marche rapide, course à pied, fitness... Pratiquer une activité sportive est, selon eux, bénéfique pour améliorer les symptômes de la dépression, de l'anxiété et du stress. Et si le type de sport n'a pas forcément d'importance, la durée et l'intensité en ont. Les scientifiques vont même plus loin en affirmant que la pratique d'une activité physique, à un rythme d'au moins douze semaines avec des exercices d'intensité modérée voire élevée, serait 1,5 fois plus efficace que la psychothérapie ou les traitements médicamenteux comme les antidépresseurs habituellement prescrits pour lutter contre la dépression. "On sait que l’activité physique contribue à améliorer la santé mentale. Pourtant, malgré les preuves, elle n’a pas été largement adoptée comme traitement de premier choix”, explique le Dr Ben Singh, chercheur principal à l’université d’Australie-Méridionale, qui nuance toutefois en précisant que ce constat varie en fonction de l'intensité des troubles et de leur nature, et que les travaux se sont surtout concentrés sur la dépression légère à modérée. Cependant, gardez bien à l'esprit qu'il est important pour cela d'adopter un entraînement rationnel en ne vous forçant pas à faire du sport, même pour préserver votre santé mentale, si vous n'aimez pas ça.Le sport pas encore adopté "comme traitement de premier choix"