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Le saviez vous ?

15, 30, 40, mais pourquoi on compte si bizarrement au tennis ?

Posté par Gérard Arlot Gérard Arlot
Auteurs : Gérard Arlot
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Vous vous êtes posé la question en regardant Roland-Garros ? Vous n’êtes pas le seul ! Un lecteur nous interroge : « ils ne pourraient pas compter de 1 à 10, comme tout le monde ? ». On fait le point sur cette drôle de méthode de comptage !

Pour gagner un match de tennis, un joueur de tennis doit gagner deux ou trois sets (selon les tournois). Chaque set est composé de six jeux (ou plus) et chaque jeu peut être remporté en quatre points (mais ça peut être plus).

Dans un jeu, le premier point compte pour « 15 », le deuxième est noté « 30 », le troisième « 40 ». Si les deux joueurs ont marqué trois points chacun (40A), le point suivant se nomme « Avantage » et le joueur qui l’a gagné doit immédiatement marquer un sixième point pour remporter le jeu. Autrement, les deux adversaires restent à égalité (40 A).

Si les deux joueurs ont remporté cinq jeux chacun, le set se joue en sept jeux. Si l’égalité perdure à 6-6, un septième jeu les départage, c’est le jeu décisif, ou « tie-break ». À partir de là, les points sont comptés à partir de 0, jusqu’à 7. Le premier joueur à décrocher sept points remporte le set (à condition d’avoir deux points d’avance sur son adversaire). Autrement, le jeu continue.

Non mais sérieusement, qui a inventé des règles du jeu aussi compliquées ?

C’est le créateur « officiel » du tennis, le major gallois Walter Clopton Wingfield, retraité de l’armée des Indes, qui a fait breveter le tennis en 1874 avec ces drôles de règles.

Ce décompte particulier vient du jeu de paume, ancêtre du tennis. Il était pratiqué sur un terrain rectangulaire séparé en deux parties longues de 60 pieds par un filet. Parallèlement étaient tracées des lignes numérotées 15, 30 et 40, le joueur s’avançant à chaque échange gagné. Les lignes étaient distantes de 15 pieds (environ 4,5 mètres), mais la ligne située à 45 pieds, jugée trop proche du filet, a été reculée de 5 pieds, d’où le « 15, 30, 40 ». Quant au « A » utilisé en cas d’égalité (15-A, 30-A, 40-A), il vient de l’anglais « All ». Le terme « avantage » en cas d’égalité à 40-40 trouve également son origine dans le jeu de la paume.

Enfin, le mot « tennis » vient de l’ancien français « tenez », mot utilisé toujours au jeu de paume, juste avant le service, pour avertir son adversaire. Le mot a été déformé en anglais pour devenir « tenetz », puis « tennis ». Voilà de quoi la ramener un peu en regardant Roland-Garros  !

 

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