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Une start-up a créé un ordinateur avec des cellules cérébrales humaines

Posté par Gérard Arlot Gérard Arlot
Auteurs : Gérard Arlot
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Inventé par la société australienne Cortical Labs, le CL1 est le "premier ordinateur biologique commercialisé" fabriqué à partir de cellules cérébrales humaines. Les intelligences artificielles de demain jouiront-elles d'un cerveau humain ?

Alors que l’intelligence artificielle commence à s’installer dans le quotidien de Mr et Mme tout le monde, certaines entreprises sont déjà à l’étape d’après. En Australie, une start-up a créé le "premier ordinateur biologique commercialisé" conçu avec des cellules cérébrales humaines, rapporte le média public australien ABC News.

Des neurones fabriqués en laboratoire

Baptisée CL1 et lancée le 3 mars, la machine de Cortical Labs est remplie de centaines de milliers de neurones fabriqués en laboratoire à partir de cellules sanguines transformées en cellules souches. Ces neurones n’ont même pas la même taille que ceux nichés dans notre cerveau, mais se rapprochent de ceux présents dans la tête d’une fourmi et d’un cafard.

Grâce à eux, l’ordinateur apprend tout seul. Ils reçoivent des petites décharges électriques ou d’hormones qui leur permettent d’apprendre et de calculer comme un algorithme, explique franceinfo. Ce système "vivant" avait déjà montré ses preuves en 2022 en réussissant à jouer au jeu Pong.

L'avènement des IA biologiques

L’idée derrière CL1 est de créer une IA biologique, également appelée IA organique, qui réfléchisse comme un cerveau humain.

"La seule chose qui possède une « intelligence généralisée »… ce sont les cerveaux biologiques", indique le Dr Kagan qui a créé l’ordinateur avec son équipe.

Le second problème des IA actuelles est leur grand besoin d'énergie. Le cerveau humain n’a besoin que de 20 watts pour fonctionner. Idem pour le CL1 qui ne consomme que quelques watts, selon ABC News.

Autre avantage avec notre tour de contrôle : sa rapidité. "Ce que les humains, les souris, les chats et les oiseaux peuvent faire [et que l’IA ne peut pas faire], c’est déduire de très petites quantités de données et ensuite prendre des décisions complexes", présente le chercheur.

Et l'éthique dans tout ça ?

L’intelligence artificielle organique n’est pour l’instant pas au stade de dépasser ses congénères métalliques. Ces recherches offrent tout de même quelques promesses pour le futur : mieux comprendre le fonctionnement de l’organe cérébral, et peut-être même trouver des traitements contre les maladies neurodégénératives telles qu’Alzheimer.

Mais il y a un "mais". Certains scientifiques se demandent si ces neurones cultivés en laboratoire pourraient à terme développer une conscience ou une compréhension de leur état. La technologie n’est qu’au premier stade de sa vie, mais l’entreprise australienne assure travailler sur la question éthique avec des spécialistes. Juste au cas où.

Source : ABC News, 5 mars 2025.

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Commentaires
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Discussion

  • Administrateur

 Ouf

Heureusement qu'ils n'ont pas utilisé mes neurones, ça ferait un beau bordel.

 


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